| | | | | Pour ceux qui habitent la capitale, quelques adresses à partager : J’aime me promener le nez au vent et me laisser surprendre. Mais certains trajets, certains lieux, me sont chers.
En toutes saisons, je flâne dans les Jardins du Palais Royal. Avec une halte dans un intime et délicieux restaurant thaï où l’on a l’impression que rien de fâcheux ne pourrait arriver : Baan Kanya, rue Montpensier. Il m’arrive de longer le Louvre pour m’arrêter au Fumoir, à côté de Saint Germain l’Auxerrois. Jolis tableaux, baies vitrées et ambiance agréable. Lorsque je suis courageuse, je grimpe la Butte Montmartre. Après une séance de cinéma au Studio 28, un arrêt devant le Château des Brouillards ou une visite au Musée de Montmartre, je redescends vers L’été en Pente Douce : une buvette restaurant dont la terrasse ouvre sur un square. Pas très loin, se trouvent le Musée de la Vie Romantique et le Musée Gustave Moreau, des enclaves privilégiées...Quand j’ai la nostalgie de l’Inde, je file Passage Brady pour y acheter des épices ou manger un curry chez Pooja. Dépaysement assuré !
J’ai un faible pour les passages couverts. En particulier pour le Passage Jouffroy, ses bouquinistes, ses magasins de jouets, son hôtel Chopin au charme désuet. Après une séance de travail à la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris, il m’arrive de «loiriser» au Loir dans la Théière, rue des Rosiers. Non loin, Mona Lisait me permet de trouver de beaux livres à des prix abordables. Depuis douze ans, j’habite le quartier Mouffetard et je ne m’en lasse pas. Cours secrètes, jardins, rues animées, marchés, j’ai l’impression de vivre dans un village. Les après-midi d’été, je bois du thé à la menthe dans la cour de la Mosquée. Plusieurs fois par semaine, je m’installe dans un café de l’avenue des Gobelins, A verse toujours, dont le décor, la terrasse ensoleillée et la cuisine me séduisent. Je m’arrête aussi chez Fun Sushi, rue Monge. Lorsque ma famille ou des proches viennent à la maison, j’achète les délicieuses pâtisseries de Carl Marletti. Ses religieuses à la rose ou à la pistache valent le détour. « Des religieuses comme celles-la, j’en mangerai des couvents entiers » ! m’a avoué une amie… Pour les films, l’Escurial et son décor des années 50 n’est pas loin…
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